Bien. Alors, je ne sais pas trop ce que
ce blog va devenir mais je pense qu'il faut tout d'abord poser un peu
un cadre au lieu de commencer les élucubrations délirantes in
médias rès.
Donc je suis allée en fac pour pouvoir faire de la danse à fond et passer des auditions et tout et tout... et puis, moi qui tout fière me disais "j'ai augmenté mon seuil de résistance à la douleur, je suis super forte et je deviendrai danseuse", je me suis levée de mon lit et je me suis dit. Stop. Ça suffit. Je veux plus. Arrêtez et rendez moi mon corps d'avant, mon corps pas abimé. Je n'ai JAMAIS été sportive. Qu'est ce qui, grand dieu, m'a fait croire que j'allais en trois ans me créer une condition physique de danseuse ? Bref. J'atteins la rupture, j'ai du mal à marcher (si,si) et je revois mon orientation.
Je trouve singulièrement ridicule de
prendre conscience de ça si tôt. Bah quoi. Six petites semaines de
fac derrière moi et... 18 encore avant d'aller en hypokhâgne.
Je ne récrimine pas la fac (LLCE
Allemand). C'est cool. Les profs sont géniaux et comme on est des
groupes de 10 à 37 ( 37, c'est un amphi plein), ils nous
chouchoutent. Et contrairement aux mythes, je bosse autant qu'au
lycée, voire plus car je veux acquérir une culture générale en
béton pour l'année prochaine.
Mais crénom de nom quoi ! Je ne suis
absolument pas prête à m'engager dans une voie spécialisée. Je me
suis inscrite à la fac pour faire de la daaaaanse et je peux plus en
faire mais je dois rester à la fac quand même et je perds du temps
et j'ai peur d'oublier tout ce que j'ai appris au lycée et de me
retrouver complètement larguée en hypo. ( attendez je reprends ma
respiration).
Mais, zut, quoi, j'ai SEIZE ans. Je
peux bien m'offrir un petit changement d'orientation.
Eh oui, pour conclure, il y a des gens
sur terre qui ont envie de reprendre la philo, l'histoire géo, la
litté, le latin (que je commence cette année en autodidacte), des
gens sur terre que l'idée de s'abrutir de travail à ne plus en
avoir le temps de penser séduit étrangement.
Allez, j'ai plein de devoirs (si, si).
Voilà pour toutes les larmoyantes
apitoyations pathétiques sur mon sort.Je vais arrêter là, hein ? (ronflements dans la salle). Je prends ça pour un oui.
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